Alphabet de l'eau
Le premier symposium de sculpture "Arts Ecrins Festival" a eu lieu à Pelvoux du 18 au 23 juin, avec 5 équipes de 2 personnes. Un moment bien sympa où différentes techniques ont été utilisées.
Désormais il est enfin en place, à la sortie d'Ailefroide sous la forme de 3 modules, un de 6,5m, le second de 4,5m et le dernier de 3,5m
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L’Alphabet de l’eau
Quand le soleil brille, l’eau joue de sa lumière sous forme de reflets dansants et brillants. Ce sont ces reflets capturés, multitude de formes difformes qui forment les glyphes et dessins de « l’Alphabet de l’eau »
L’eau dans sa tendre jeunesse dévale joyeusement les montagnes : rus qui se rejoignent, donnant naissance aux ruisseaux et torrents que les lois de la gravité entrainent au loin pour le cycle infini du cheminement de l'eau : évaporation, nuage, pluie ou neige, pour revenir à nouveau s’écouler dans les creux de nos reliefs montagneux.
Emplie de vie, belle et naturelle, elle mousse et éclabousse, chante et enchante, tourbillonne, papillonne, dévale et avale d’amont en aval, joyeuse et insouciante. Indomptable et parfois terrible.
Indomptable et terrible, c’est le visage qu’elle nous a montré durant ce premier symposium de sculpture "Arts Ecrins Festival" en ce mois de juin 2024.
Le temps ensoleillé du premier jour a laissé place aux pluies puis aux crues qui ont ravagé la Vallouise, ainsi que la Bérarde de l’autre côté du massif des Ecrins. Nous travaillions en regardant grossir et gronder le Gyr à nos pieds dans le bruit des pierres qui roulaient dans son lit. Des nouvelles peu rassurantes nous parvenaient et nous étions prêts à tout arrêter. Mais le torrent nous fut clément.
Le charmant lieu bucolique au bord de l’Onde et de la Pissette que nous avions choisi pour exposer ce travail ayant été dévasté, nous avons entrepris de nouveaux repérages, mais aussi une nouvelle réflexion sur le positionnement de cette oeuvre par rapport au contexte.
Le site d’Ailefroide, dont le village a été épargné mais où le déchaînement des eaux a laissé sa marque, s’est de suite imposé à nous. Nous avons choisi d'offrir cette oeuvre à la rivière, comme un témoignage d'écoute et un relais de son expression vers les nombreux humains qui fréquentent ce lieu.
Un travail débuté lors de la résidence artistique« HydroLab » dans le Champsaur, à Chaillol, poursuivi ici sous une autre forme.
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L'installation à Ailefroide
Au bord de l'eau avec le Gyr qui continue de creuser son lit lors des crues, cela risque de ne pas être une installation pérenne. Mais en temps normal, le chant du torrent l'accompagne avec le soleil qui change ses couleurs
Quebeuls, Maxime Ducret notre régisseur et Barbara Fougnon
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La genèse de ce travail avait eu lieu lors d' "HydrOlique", résidence artistique à Chaillol en 2023 avec 5 autres artistes dont Barbara Fougnon qui fut ici mon binôme pour la réalisation de cette série, une bonne collaboration effectuée ensemble, le projet a évolué de manière radicale au fur et à mesure de nos discussions.
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La genèse de l'Alphabet de l'eau
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